LA PLUIE

– Les Lendemains de la veille –

 

JEU 22 MARS / 14H – VEN 23 MARS / 14H

Marionnettes II 5ÈME 4ÈME 3ÈME LYCÉE II Durée : 1H15

La Pluie

Hanna raconte comment, il y a longtemps, alors qu’elle était encore jeune, des gens pressés de monter dans un train lui ont donné des objets de toutes sortes. Obsédée par le souvenir de ces silhouettes imprécises, elle finira par remettre un visage sur l’ombre de cet enfant qui lui avait donné une bouteille contenant de l’eau de pluie. Dans ce texte court, Daniel Keene a su évoquer, avec une infinie pudeur, la biographie de poussière de ces « voyageurs » qui ne sont jamais revenus.

Difficile de sortir un mot à la fin de la représentation, tant notre gorge est serrée. Ce texte, qui mêle la mémoire des déportés et la solitude des vivants, Haslé le porte en lui.
Mathieu Perez – La Canard Enchaîné

Dans La Pluie, la femme essaie constamment d’éviter de parler de ce petit garçon. Mais il est là, juste là, depuis le tout début. Elle sait que finalement il lui faudra parler de ce petit garçon. Mais c’est très douloureux. (…) Elle est comme une figure christique et le petit garçon est sa souffrance. Elle essaie d’évoquer tout le reste – les objets, les gens – afin de ne pas avoir à parler du petit garçon. Mais elle sait, tout près de la fin, que le petit garçon approche et approche et approche… Et elle ne cesse de s’en détourner et finalement il lui faut faire face et se libérer de tout ça. Ainsi, elle prend le temps à rebours. Son voyage part de tous ces objets brisés, décomposés, abandonnés pour, à travers ces objets, retrouver les gens qui les lui ont donnés, et puis, à travers eux, retrouver le petit garçon.
Daniel Keene (traduction de l’anglais de Séverine Magois)

En avril 2001, je créais La Pluie de Daniel Keene. Il m’a été plusieurs fois demandé de rejouer ce spectacle et je m’y étais jusqu’alors refusé. Quinze années qui nous ont vus grandir ou vieillir, douter, recommencer… Ainsi, alors que l’humain, perdu dans un monde qui lui est devenu étranger, est de plus en plus attiré par le néant, la sagesse de Hanna demeure intacte grâce au talent et à l’humanité de Daniel Keene. Et alors qu’aujourd’hui certains parlent de déchéance de nationalité, tandis que d’autres érigent des barbelés en guise de bienvenue, La Pluie demeure malheureusement d’une triste et affligeante actualité. La pièce de Daniel Keene est un témoignage indispensable et sa représentation nécessaire. Alors oui, cette recréation est un travail qui me semble avoir du sens, de l’importance.
Alexandre Haslé

Spectacle programmé dans le cadre du TEMPS FORT JEUNES #1, si vous souhaitez y participer ou faire des propositions, contactez-nous !

Par La Cie Les Lendemains de la veille (75)
Un texte de Daniel KEENE publié aux éditions Théâtrales
Traduction Séverine Magois
Fabrication, mise en scène, jeu : Alexandre HASLÉ
avec la complicité de Manon CHOSEROT
Création lumière et régisseur de tournée : Nicolas DALBAN-MOREYNAS
Crédit photos : ©Marinette Delanné ©Dominique Guyomar
http://leslendemains.free.fr

Coproduction à la (re) création : les Tréteaux de France
CDN. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, L’APDAV, Mathieu Lagarrigue et la Compagnie les Têtes d’atmosphère.

 II AUTOUR DU SPECTACLE… II

• AVANT
Jeudi 22 et vendredi 23 mars – matinée : Alexandre Haslé viendra à la rencontre des classes qui assisteront au spectacle / 1h par classe en amont de la représentation.
Possibilité de stage d’initiation marionette / 2h par groupe
Possibilité de stage marionnette approfondi / 5 jours (3h à 4h par jour)
• APRÈS
Rencontre juste après la représentation, les élèves pourront échanger avec Alexandre Haslé.

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