Sur les routes

Au centre du spectacle, une marionnette de taille humaine. C’est une vieille femme. Elle déplie l’histoire des siens, des empreintes de chaque pays traversés et puis de l’enfermement. Au creux des mots, elle déterre une histoire méconnue : celle des camps de concentration pour les tziganes. De 1940 à 1945, les camps – comme ceux de Coudrecieux et Mulsanne pour la Sarthe – sont placés directement sous le contrôle des autorités civiles françaises.

Ce n’est pas dans la culture tzigane que de creuser la mémoire. D’ailleurs, le mot « mémoire » n’existe pas en romani. Ce qui compte c’est le moment présent, ici et maintenant. Passé et avenir sont ailleurs que là où l’on est. « Tajsa » peut aussi bien dire demain qu’hier : c’est le jour qui n’est pas aujourd’hui. C’est peut-être pour cela que cette histoire est oubliée… Mais aujourd’hui cette vielle femme est là. Elle nous questionne sur nos valeurs, notre humanité. Que deviennent les valeurs d’accueil, de partage de la terre, de tolérance. Que vivent les exilés ? Comment disposer aujourd’hui de sa liberté quand les frontières se ferment de plus en plus ?

Témoignages, masques et marionnettes sur fond de contes tziganes collectés se mêlent sans frontière pour donner vie à une fable poétique et nécessaire.

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